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Le réchauffement climatique - Mythe ou réalité?

 

ÉCOLOGIE LIBÉRALE se propose d'entreprendre une réflexion sur le réchauffement climatique. Il convient de séparer cette réflexion en trois phases : l'une sur les données scientifiques, la deuxième sur les prévisions et la troisième sur les conclusions à en tirer. Si nous nous permettons de revenir sur les données scientifiques, c'est qu'il est primordial de bien comprendre ce qui nous attend pour mieux cibler notre action politique.

Les données scientifiques
Au cours des 140 dernières années, la température moyenne à la surface de la planète a augmenté de 0,5 à 0,7°C. La dernière décennie du siècle (1990-2000) a été la plus chaude depuis 1000 ans. Ces chiffres ne paraissent pas dramatiques au premier abord. Mais lorsqu'on sait que lors de la dernière glaciation, il y a 18'000 ans, la température était seulement de 4 à 5°C inférieure à la température actuelle, on comprend mieux qu'un changement de température apparemment infime mène à de profonds bouleversements climatiques à l'échelle planétaire. A titre d'exemple, l'augmentation de température constatée depuis la deuxième guerre mondiale a engendré une diminution de la banquise arctique de plus de 40%.

En parallèle, on observe que le CO2 a augmenté de 30% en 250 ans et le méthane de 140%!
En 2001, dans un troisième rapport (Third assessment Report, Summary for Policymarkers), les experts mondiaux du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) ont révélé que le niveau de concentration en CO2 n'a très vraisemblablement jamais été aussi important depuis 20 millions d'années et que de nombreux autres gaz à effet de serre ont atteint un niveau sans équivalent connu.

Si la Terre, il y a quelques millions d'années, a connu des concentrations de gaz à effet de serre plus élevées qu'aujourd'hui, le climat était également totalement différent du nôtre. Mais personne ne sait si l'Homme aurait pu survivre à un tel climat, le premier Homo sapiens étant apparu il y a seulement 250'000 ans et l'Homme de Cro-Magnon, notre ancêtre direct, il y a tout juste 50'000 ans. Et c'est bien là le problème : quoi qu'il arrive avec le réchauffement climatique, la Terre s'en remettra. Mais nous, allons-nous y survivre?

Que va-t-il se passer ?
Les scientifiques estiment que la Terre va se réchauffer de 1 à 5°C au cours du 21e siècle, atteignant ainsi son seuil le plus chaud depuis 135'000 ans. Mais deux nouvelles études indépendantes de l'ONU concluaient en avril 2002 que le réchauffement climatique avait vraisemblablement été sous-estimé et se situerait plutôt entre 5,8 et 6,9°C vers 2100. Cela pourrait impliquer le retour du paludisme dans des régions comme l'Europe. Les 95% des glaciers alpins sont appelés à disparaître d'ici 100 ans.
Le réchauffement climatique s'accompagne également de phénomènes météorologiques extrêmes. Depuis 1998, nous avons pu observer une recrudescence de catastrophes climatiques dans le monde, parmi lesquelles: inondations en Chine et au Moyen-Orient; gigantesques incendies en Indonésie, au Brésil et en Australie; cyclones en Amérique centrale; sécheresses en Mongolie et au Texas; tempêtes en Europe (Lothar, Martin,…).

Le réchauffement des océans va, lui, s'accompagner d'un nombre plus important de cyclones et de tornades. Il suffit d'ailleurs de considérer ce qui s'est passé en 2004 : pas moins de cinq cyclones et tempêtes tropicales se sont succédé en à peine deux mois (Charly, Frances, Gaston, Yvan, Jane).

En Suisse:
Il y a quelques années, la perspective d'un climat plus méditerranéen réjouissait beaucoup de gens, qui s'imaginaient sous les parasols au bord de la Grande Bleue…
Un climat plus méditerranéen, cela signifie des étés plus chauds et plus secs et des hivers plus pluvieux. Concrètement, cela signifie que la limite des chutes de neige est en train de monter, condamnant déjà la pratique des sports de glisse dans certaines de nos stations de moyenne altitude (1000 m). En revanche, au-dessus, il va neiger davantage, provoquant un risque accru d'avalanches. Quant au recul des glaciers, il pourrait avoir une incidence sur l'écoulement de l'eau dans les rivières et, à long terme, sur le remplissage des barrages, donc sur notre approvisionnement en énergie hydraulique.

Actuellement, à une certaine altitude, aux environs de 3000 m, mais aussi beaucoup plus bas dans des zones constamment à l'ombre, le sol est gelé en permanence. C'est ce qu'on appelle le pergélisol (ou permafrost en anglais), qui garantit la stabilité du sol. Avec le réchauffement, le sol a tendance à se dégeler et sa cohésion n'est plus assurée. On peut donc s'attendre à des glissements de terrain ainsi qu'à des coulées de boue et de lave torrentielle (par exemple à Gondo).

Quels sont ces gaz à effet de serre qui nous posent problème ?

CO2, méthane, protoxyde d'azote, ozone, dioxyde de souffre, CFC, HFC, PFC, SF6, HFE

Tous ces gaz sont responsables à des degrés divers de l'effet de serre. Ils n'ont pas tous la même durée de vie dans l'atmosphère : le CO2 a une durée de vie d'environ 200 ans alors que le groupe des PFC peut aller jusqu'à 50'000 ans, avec un pouvoir de réchauffement 9'000 fois supérieur à celui du CO2. De ce fait, nos efforts ne doivent pas se focaliser uniquement sur le gaz carbonique, mais ils doivent également prendre en compte les autres gaz.

On produit chaque année 7 milliards de tonnes de CO2, alors que le système terrestre ne peut en absorber que 4 milliards. Pour arriver au taux des années 1950 et donc à un certain équilibre, il faudrait réduire nos émissions actuelles de moitié.

Protocole de Kyoto
En 1992, une première convention sur les changements climatiques a été adoptée à New York. Ce texte précisait que "…l'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour différer l'adoption de mesures de précaution pour prévoir, prévenir ou atténuer les causes des changements climatiques et en limiter les effets néfastes".
Plus de 124 pays ont signés le protocole de Kyoto, qui stipule :

D'ici 2008, les pays signataires devront revenir au niveau d'émissions de gaz à effet de serre de 1990 et les réduire encore de 5% dans la période 2008-2012.

La Suisse et l'Europe se sont engagées à abaisser, entre 2008 et 2012, les émissions de 6 gaz à effet de serre de 8% par rapport à la situation de 1990. Si ces objectifs ne sont pas atteints, la Suisse instaurera une taxe sur le CO2, au plus tôt en 2004. Cette redevance s'élèvera au maximum à 50 centimes par litre de carburant. L'intégralité de son produit sera reversée aux citoyens et à l'économie.

Conclusion
M. Rudolf Kellenberger, membre du comité exécutif de la Suisse de Réassurances, résume très bien la situation dans la brochure "Climat et risques":
«…Plus le climat subit des modifications rapides et en profondeur, plus nous courrons le risque de voir des situations météorologiques extrêmes s'accompagner de dommages inassurables, ne pouvant plus être pris en charge ni par les assureurs privés, ni par les fonds d'indemnisation publics. Dommages qui ne constituent plus un danger pour des citoyens isolés, des familles ou des entreprises, mais qui mettent en péril des villes, des pans de l'économie et qui, d'une manière globale, menacent l'existence d'Etats et de sociétés tout entiers. Bref, ces dommages, mieux vaut ne pas en courir le risque parce qu'ils ne sont plus maîtrisables. La publication de "Climat et risques", de la Suisse Réassurances, ne manquera pas de semer le trouble. Or le calme qui règne encore ne serait-il pas le calme avant la tempête?»

Le changement climatique n'appartient pas à l'avenir, il concerne le présent. C'est maintenant qu'il faut agir ! Le fait de persister dans l'attente ne va pas réduire l'incertitude. Tandis que les dommages potentiels vont, eux, augmenter à coup sûr. Et lorsque nous serons sûrs de ce qui peut arriver, ce sera déjà trop tard.

ÉCOLOGIE LIBERALE se veut responsable et c'est pourquoi nous soutenons des solutions concrètes comme l'introduction de la taxe sur le CO2 et du centime climatique. Nous militons aussi pour une responsabilisation des citoyens. Chacun peut agir, que ce soit dans ses déplacements, à son domicile ou sur sa place de travail. Pourquoi ne pas choisir une voiture adaptée réellement à ses besoins quotidiens plutôt que de déplacer 2,5 tonnes de carrosserie pour une ou deux personnes ? Faut-il réellement aller chercher son pain en voiture le dimanche matin ? Ne pourrions-nous pas prendre un bon bol d'air en y allant à pied ? Nous pouvons également consommer des produits suisses : non seulement nous revaloriserions nos propres productions, mais nous polluerions moins. Nos carottes suisses sont-elles moins bonnes que les carottes d'Afrique du sud ? Renonçons-nous vraiment à notre confort en consommant intelligemment ?

ÉCOLOGIE LIBERALE veut encore croire à la responsabilisation individuelle des citoyens dans leur mode de consommation, pour éviter d'en arriver aux seules mesures de contraintes.

Bibliographie
La météorologie, Derek Elsom, 2000
Climat et risques, Suisse de Réassurances, 1994
Atlas mondial du développement durable, Anne-Marie Sacquet, 2002
Le Monde diplomatique, Frédéric Durand, décembre 2002
Environnement: les changements climatiques, OFEFP, 2003

Version imprimable Réchauffement climatique :

CO2
MESURES REQUISES POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS DE RÉDUCTION
DES ÉMISSIONS FIXÉS DANS LA LOI SUR LE CO2

ARGUMENTAIRE


La Suisse n'est plus la meilleure partout. Actuellement, le mode de vie des Suisses produit des émissions très élevées de gaz à effet de serre. Avec plus de 10 tonnes d'émissions de CO2 par habitant et par année, notre pays occupe le cinquième rang des pays de l'OCDE. Seuls les Etats-Unis, le Canada et l'Australie nous devancent nettement.

En automne 2000, la majeure partie des partis de droite ont refusé les trois taxes énergétiques proposées en votation populaire, invoquant le fait que la taxe incitative sur le CO2 était un instrument idéal dans une économie de marché. De plus, nous laissions une chance aux mesures volontaires de faire leur effet, car il était prévu que cette taxe ne serait introduite qu'en cas d'échec de ces dernières. Or, aujourd'hui, il ressort des prévisions sur les émissions de CO2, actualisées en mars 2004, que les mesures librement consenties, les incitations, les prescriptions édictées dans le cadre de SuisseEnergie et les réductions de CO2 dans d'autres domaines politiques ne suffiront pas à réaliser les objectifs fixés dans la loi sur le CO2, pour les combustibles et les carburants. Il est donc indispensable d'instaurer une taxe sur le CO2 si l'on veut respecter non seulement nos engagements pris lors de la signature du protocole de Kyoto, protocole signé par 125 pays – dont la Russie – et qui entrera en vigueur le 16 février prochain, mais également la loi sur le CO2.

La variante qu'Ecologie libérale soutient consiste à taxer:

Combustibles:
taxe d'environ 9 centimes par litre d'huile de chauffage "extralégère" à partir de 2006

Carburants:
taxe d'environ 15 centimes par litre d'essence à partir de 2006 et d'environ 30 centimes par litre d'essence à partir de 2008.

Cette taxe sera entièrement redistribuée à la population et aux entreprises par l'intermédiaire des caisses-maladie et des caisses de compensation AVS. Chaque habitant (enfant compris) recevra un montant fixe d'environ 192 francs par année, déduit de ses primes de base d'assurance-maladie. Ce n'est pas une subvention de l'assurance-maladie, mais bien un moyen peu coûteux de redistribuer l'argent de la taxe par un canal administratif déjà existant et qui touche toute la population. Les frais de redistribution ne devraient pas dépasser 1% des recettes de la taxe. Les entreprises, quant à elles, devraient toucher 362 francs par 100'000 francs de la somme des salaires AVS.

Des experts de Prognos1 et d'Infras2 ont démontré l'efficacité d'une telle taxe sur le CO2. L'étude Prognos montre que les répercussions sur l'économie seront positives. En effet, le produit intérieur brut devrait augmenter de 0,1% et l'emploi de 0,2%. En tout, quelque 6'000 postes de travail au minimum devraient être créés, notamment en raison d'une hausse de la demande de services et de mandats destinés à accroître l'efficacité énergétique. Par ailleurs, une utilisation plus efficace de l'énergie et le recours aux énergies renouvelables en Suisse réduiraient la forte dépendance de notre pays par rapport au pétrole. La vulnérabilité de l'économie suisse s'en trouverait réduite, puisque la volatilité des prix du pétrole perdrait de son influence. Une telle évolution à long terme serait dans l'intérêt de la Suisse. Une plus grande diversification de notre approvisionnement énergétique se justifie notamment en raison de l'instabilité qui règne au Proche-Orient.

En ce qui concerne les entreprises, celles qui auront négocié des objectifs de réduction de CO2 et atteint leur but seront exemptées de taxe. Actuellement, plus de 600 exploitations – notamment dans les secteurs de la céramique, du verre, du papier, de l'hôtellerie, de la banque, de la chimie, des constructions métalliques, de la construction de machines, du plastique, de l'aluminium, des transports, de l'alimentation, de la chaux, de la fonte et de l'impression – ont conclu des conventions d'objectifs. Ces entreprises se sont engagées à réduire leurs émissions de CO2 de 13,1% dans l'ensemble, et même de 18,7% en tenant compte des installations de couplage chaleur-force. Près de la moitié d'entre elles ont signé des engagements formels et seraient donc exemptées d'une éventuelle taxe sur le CO2. Quelque 400 autres entreprises sont en train d'élaborer des conventions d'objectifs.

La Suisse ne ferait pas cavalier seul en introduisant une taxe sur le CO2. Les pays scandinaves, l'Italie, l'Autriche et la France ont déjà introduit dans les années 90 des taxes sur les énergies fossiles. Depuis 2001, la Grande-Bretagne prélève une taxe climatique dont peuvent être exemptées les entreprises qui ont conclu un engagement formel. Les prix de l'essence et de l'huile de chauffage en Suisse sont parmi les plus bas des pays d'Europe occidentale. C'est pourquoi le rapport d'expertise de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), remis en septembre 2003, recommande à la Suisse de poursuivre une politique des prix plus active dans le domaine des agents énergétiques fossiles, afin qu'elle puisse atteindre ses objectifs de réduction du CO2. Aux Etats-Unis, plus de la moitié des Etats ont édicté des lois ou lancé des programmes de réduction des émissions. Plusieurs de ces initiatives ont vu le jour sous la pression de l'économie locale qui, du fait de l'absence d'incitations, craint de se faire distancer technologiquement par les entreprises européennes.

Ecologie libérale est également favorable au centime climatique, mais comme mesure supplémentaire. En effet, cette proposition émane de l'Union pétrolière et ne concerne pas la Confédération. Cette taxe consisterait à prélever de 1 à 1,6 centime par litre de carburant, qui serait versé dans un fonds spécial. Les recettes, dont le montant est évalué entre 70 et 115 millions par année, serviraient pour 20% à dynamiser des projets de réduction de CO2 sur le territoire suisse et pour 80% à acheter des "permis de polluer" à l'étranger. Nous préférerions que cet argent soit intégralement utilisé en Suisse, dont de nombreux projets ont grand besoin de financement. Les charges inhérentes au fonctionnement d'une telle fondation se monteraient à 1,5 million par année. En outre, il n'est pas certain que le centime climatique soit perçu au-delà de 2008, ce qui est dommage. Donc, cette mesure ne peut être que complémentaire à une taxe incitative sur le CO2, mais ne peut en aucun cas s'y substituer.

Profitons de l'occasion qui nous est offerte pour dynamiser notre économie et montrer au monde le niveau technologique de notre recherche. Cessons de nous cacher la vérité : l'effet de serre existe bel et bien. Il s'agit pour notre génération d'avoir le courage politique de prendre des mesures efficaces afin que les générations futures n'aient pas à payer notre couardise et notre inconscience.



Version imprimable CO2 :

Compensation des émissions de CO2

Les membres du comité d'Ecologie libérale ont décidé de racheter les émissions de CO 2 émises par leur véhicule privé et/ou professionnel. Nous avons conscience qu'il faut diminuer nos déplacements au maximum et avoir des véhicules adaptés à nos besoins mais malgré cela, nous ne pouvons pas arrêter simplement de rouler, c'est pourquoi nous avons compensé nos émissions de CO 2 . Cette compensation a été réalisée à l'étranger mais nous avons compensé 20% de plus que ce que nous avons émis. Les pays du sud ont aussi besoin de cet argent pour diminuer leurs émissions polluantes.

Voir le certificat de 2006 - CLIQUEZ ICI
Voir le certificat de 2007 - CLIQUEZ ICI


Liens avec les 2 documents du texte : Prognos1 et d'Infras2

Commentaires sur le plan climatique proposé
par le Conseil fédéral le 21.02.2008

Ecologie libérale regrette le manque de courage de nos autorités politiques face au défi qui attend notre pays. Les mesures proposées par le ministre en charge du dossier et acceptées par le Conseil fédéral sont bien trop timides. Nous allons détailler les différentes mesures.

Commentaire plan climatique - CLIQUEZ ICI - fichier PDF - - 43 Ko


Documents importants concernant le climat

Convention-cadre des Nations Unies sur
les changements climatiques - 1992
 
Loi fédérale sur la réduction des émissions de CO2
du 8 octobre 1999 (Etat le 18 avril 2000)
 
Vous trouverez à l'adresse de IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) toutes les informations scientifiques concernant le changement climatique. Ils ont de nombreuses publications que vous pouvez charger en ligne ou commander. Ce site est le relais du groupe d'experts Intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) créé en 1998 par l'organisation météorologique mondiale (OMM) et le programme des Nations-Unies pour l'environnement (PNUE).
 

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Consultez notre bibliographie Climat (cliquez sur les livres)

   
"L'effet de serre, allons-nous changer le climat ?"

Le Treut et Jancovici, 2004
"La Suisse se Réchauffe"

Martine Rebetez, 2006
"L'avenir climatique"

Jean-Marc Jancovici, 2002
 
Mouvement du centre-droite pour une politique de l'environnement responsable

penser le monde autrement
et agir de manière responsable

     
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