1 - Gaz naturel et biogaz
1 - Gaz naturel et biogaz
Le gaz naturel est bien connu dans les ménages, où on l'utilise pour le chauffage et la cuisine. Ce que l'on sait moins, en Suisse, c'est que deux millions de véhicules fonctionnant au gaz naturel circulent dans le monde. Ils sont répandus notamment en Argentine et en Italie.

Le gaz naturel se compose pour l'essentiel de méthane (CH4). Il est généralement transporté à bord du véhicule sous forme comprimée (Compressed Natural Gas = CNG). Jusqu'à une époque récente, le gaz naturel était utilisé comme carburant surtout sur des véhicules utilitaires et des autobus. Mais depuis quelques années, on peut se procurer des voitures fonctionnant au gaz naturel également en Suisse. Dans la plupart des cas, il s'agit de véhicules bicarburant, disposant d'un réservoir à gaz naturel et d'un autre à essence. Un interrupteur permet au conducteur de passer d'un carburant à l'autre pendant la marche. Lorsqu'il n'y a pas de station de remplissage de gaz proche, le véhicule fonctionne donc normalement à l'essence.

Le gaz naturel peut contribuer de manière directe, notamment dans le domaine des transports, à réduire la pollution due aux rejets de suie, de monoxyde d'azote, de CO2 et d'hydrocarbures. Les véhicules au gaz rejettent dans l'atmosphère 60 à 95% de substances polluantes en moins que les véhicules à essence ou diesel. Pourtant, il est encore trop tôt pour se réjouir: en effet, ce n'est que lorsque 300'000 véhicules à essence et diesel seront remplacés par des véhicules à gaz naturel qu'il sera possible de réaliser les objectifs de la politique suisse du climat prévus pour 2010.

Le gaz naturel est extrait des profondeurs de la terre au moyen de forages et il comprend tous les composés d'hydrocarbures gazeux et inflammables présents dans la croûte terrestre.
Les stocks de gaz naturel qui se forment naturellement depuis des millions d'années sont immenses. Étant donné le taux d'extraction actuel, les réserves connues aujourd'hui dans le monde et exploitables avec certitude suffiront encore pendant 160 ans, en tenant compte également des gisements futurs.

Biogaz
Les véhicules au gaz naturel fonctionnent aussi au biogaz ou au Kompogas, qui sont obtenus à partir de matières organiques et donc neutres du point de vue CO2. Le biogaz résulte de la fermentation de déchets végétaux, de bois et d'autres matières organiques. Il se compose de deux tiers de méthane et d'environ un tiers de dioxyde de carbone. Après une élaboration adéquate, il peut être utilisé pour produire de la chaleur, du courant électrique et de la chaleur dans des installations de couplage chaleur-force, ainsi que comme carburant de véhicules à gaz naturel. En tant que carburant, le biogaz est proposé généralement sous la désignation Naturgas ou Kompogas, dans des stations-service publiques situées le plus souvent dans la région zurichoise.

Les installations de Kompogas exploitées actuellement permettent de bien valoriser l'énergie contenue dans les déchets végétaux livrés chaque jour. Le biogaz obtenu lors du processus de désintégration moléculaire des déchets peut être traité à la qualité gaz naturel pour l'alimentation de véhicules ou injecté dans le réseau de gaz naturel. Chaque tonne de déchets biologiques permet d'obtenir 130 m3 de biogaz, ce qui correspond à environ 70 litres d'essence.

Le biogaz présente l'avantage d'être neutre en ce qui concerne les émissions de CO2, car le dioxyde de carbone produit lors de la combustion est compensé par celui consommé par les plantes pendant leur croissance. La quantité d'énergie contenue dans 2'500 tonnes de déchets biologiques correspond à 200'000 litres de diesel. Si tous les déchets organiques de Suisse (environ 1 million de tonnes par an) étaient exploités, le Naturgas obtenu permettrait à 100'000 voitures de parcourir 10'000 km par an. (Source http://www.erdgasfahren.ch/index.php?id=fr)

Véhicules à gaz
Vous trouverez forcément votre bonheur dans la liste ci-dessous, puisqu'il existe des véhicules de tous types et de nombreuses marques. Afin de découvrir les différents modèles, consultez:
www.erdgasfahren.ch/index.php?id=161

Version imprimable Gaz naturel et Biogaz :

2 - Le biodiesel
2 - Le Biodiesel
L'ester méthylique d'huile végétale, ou biodiesel, est produit à partir d'huiles végétales – en particulier d'huile de colza –, selon un processus chimique. Certaines entreprises suisses transforment également les huiles de friture usées en biodiesel. Ce carburant extrait du colza produit moins d'émissions que le diesel ordinaire et, surtout, nettement moins de particules fines et pas de soufre. L'aptitude du biodiesel à réduire les émissions de gaz à effet de serre dépend essentiellement des cultures et, pour une bonne part, des quantités d'engrais utilisées.

Dans les véhicules d'un certain âge, en particulier, le diesel produit à partir de colza est susceptible d'attaquer les tuyaux et pièces en caoutchouc, ce qui implique leur remplacement pas des éléments adaptés. Le diesel produit à partir d'huile de colza (EMC) étant un carburant renouvelable, il n'est pas soumis à la taxe sur les huiles minérales. On commence à le trouver en Suisse, surtout en Suisse allemande.

Très courant en Allemagne, le biodiesel à base d'huile de colza est aussi fabriqué en Suisse, grâce à une coopérative paysanne vaudoise baptisée Eco Energie Etoy. Sa production a débuté en 1996. Actuellement, plus de 1'000 agriculteurs réalisent des revenus attractifs grâce à ce débouché.

Ce carburant entre dans la catégorie des énergies renouvelables puisque le CO2 dégagé provient d'une origine végétale; et le résultat de la combustion de l'huile retourne ensuite alimenter la photosynthèse du colza dont elle provient. Eco Energie Etoy produit 2,2 millions de litres de biodiesel par année et alimente huit pompes dans la région bernoise, par l'intermédiaire du distributeur Flamol.
A Genève, le Cercle des agriculteurs a mis en place une pompe et fournit quelques entreprises, comme Serbeco. La production est toutefois trop faible pour intéresser les grands groupes pétroliers, comme c'est le cas en France ou en Allemagne.

Pour produire du biodiesel, il faut presser le colza comme pour fabriquer de l'huile. Puis, pour rendre cette huile plus fluide, on ajoute du méthanol et de l'hydroxyde de potassium. Ce procédé, appelé "estérification", libère de la glycérine, exploitée pour la confection de cosmétiques. Quant au tourteau, résidu de la pression, il est utilisé pour nourrir le bétail. Le carburant ainsi fabriqué peut être mélangé à du diesel ou utilisé pur. Le même procédé d'estérification peut être appliqué pour transformer d'autres huiles végétales en carburant. C'est le cas de l'entreprise genevoise Biocarb, qui produit un million de litres de carburant par année à partir d'huiles usagées, récupérées notamment dans les restaurants. Pour l'instant, cette production est vendue essentiellement à des transporteurs de la région et à Flamol.
Migros s'y met aussi et vend dans certaines stations Migrol un carburant nommé «Greenlife plus», qui contient 5% de biodiesel. Mais Migros doit importer son huile de colza d'Allemagne, car la production suisse ne permet pas de répondre à sa demande. Précisons que la Confédération limite la production de biodiesel à 5 millions de litres par année, notamment car ce carburant n'est pas taxé.

La grande force du biodiesel réside dans le fait qu'il ne nécessite aucune adaptation technique des moteurs. Par ailleurs, on peut sans problème alterner la consommation de biodiesel et de carburant dans un véhicule diesel standard. Mais certains constructeurs automobiles rechignent alors à maintenir leur garantie d'usine, arguant que le biodiesel attaque davantage les matériaux. Audi, VW, Mercedes et BMW l'acceptent toutefois pour certains de leurs modèles, notamment parce que ce carburant est très populaire en Allemagne, où l'on trouve déjà 1'600 pompes de biodiesel. Comme l'Etat ne prélève pas de taxe sur ce carburant écologique, son prix peut s'aligner sur celui du diesel, soit environ 1,30 franc le litre.

Pour plus d'informations


Version imprimable Le Biodiesel:

3 - Le bioéthanol
3 - Le bioéthanol

Il est identique à de l'alcool de bouche. Il est produit à partir de végétaux, d'où son appellation de "bio". On peut en ajouter dans l'essence à hauteur de 22 à 25% sans autre modification du moteur. En octobre 2004, le Département fédéral des finances à accordé une détaxe de 100% pour le bioéthanol produit en Suisse. Il sera mélangé à hauteur de 5% à de l'essence et portera le nom d'essEnce5. Ce nouveau carburant est similaire à de l'essence sans plomb et est totalement compatible avec tous les véhicules à essence. Il est commercialisé depuis début 2005.

Le bioéthanol est de l'alcool éthylique (ou éthanol), identique par sa composition à l'alcool de bouche. Il existe deux façons principales de produire de l'éthanol: par synthèse à partir de d'hydrocarbures et à partir de biomasse. Seule cette deuxième façon de procéder mérite l'appellation "bioéthanol".

L'éthanol est produit de longue date dans le monde entier en tant que matière première pour de nombreux produits. Le Brésil a joué un rôle de pionnier dans ce domaine: dans ce pays, plus de 14 millions de véhicules fonctionnent à l'éthanol ou au moyen d'un mélange essence/éthanol. La canne à sucre ne manque pas dans le plus grand pays d'Amérique du Sud et c'est elle qui sert de matière première à la production d'éthanol.

La production mondiale d'éthanol a été estimée à quelque 33,3 milliards de litres en 1998. Parmi les gros producteurs figurent le Brésil (14,5 milliards de litres), les USA (5,7 milliards de litres), l'Asie (5,9 milliards de litres) et l'Europe (4,6 milliards de litres).
La première crise pétrolière de 1973/74 a constitué le déclic nécessaire à la production de masse de l'éthanol carburant au Brésil. Puis la seconde crise pétrolière, en 1979, lui a donné un coup de fouet. La canne à sucre était déjà une matière première largement disponible à l'époque. En raison du prix élevé du baril de pétrole, le programme national proálcool a été lancé à fin 1975 en vue de fournir une énergie de substitution. Le projet se fondait sur des considérations politiques et économiques et poursuivait les objectifs suivants:

1

2
3
4
diminution des coûts d'importation de produits énergétiques tirés du pétrole en vue d'améliorer la balance des paiements
création d'emplois pour lutter contre le chômage
constitution d'un marché de substitution pour l'industrie sucrière en cas d'effondrement des prix
réduction de la pollution urbaine par une diminution de la consommation d'essence

Les firmes automobiles se sont mises à produire des véhicules avec des moteurs fonctionnant uniquement à l'alcool hydrique. On peut également ajouter de l'éthanol anhydrique à l'essence. Ce mélange, où la part d'éthanol peut aller jusqu'à 22-25%, peut être utilisé sans grande modification dans pratiquement tous les moteurs.

En Suisse
Le projet etha+ est un concept, proposé et soutenu par Alcosuisse (centre de profit de la Régie fédérale des alcools), qui poursuit les objectifs suivants :

1

2

3
remplacer avant 2010 l'intégralité de l'essence vendue en Suisse par de l'essEnce5 (mélange comprenant 95% d'essence traditionnelle et 5% de bioéthanol)
produire une partie de l'éthanol nécessaire aux besoins de la Suisse à partir de surplus agricoles et de matériaux ligno-cellulosiques
ouvrir de nouvelles voies aux traitements des déchets et surplus agricoles (nouveaux marchés pour l'agriculture suisse) et des débouchés valables pour l'éthanol

La comparaison des besoins en combustible fossile (pétrole brut) et des émissions de CO2 d'un litre d'éthanol et d'un litre d'essence montre des résultats bien différents :

Produire un litre d'essence nécessite 1.36 litre de pétrole brut, alors que la production d'un litre d'éthanol n'en implique que 0.33 litre.
Les phases de production et de combustion d'un litre d'essence engendrent une émission de 3 kg de CO2eq, alors que ce chiffre tombe à 0.6 kg pour un litre d'éthanol (de la culture de la plante à la combustion du carburant).


En Suisse, les coûts de production des matières agricoles sont en général supérieurs aux prix du marché mondial. Dans les conditions actuelles, des cultures intensives dédiées à la production d'éthanol ne sauraient être rentables. L'utilisation de bonnes terres à cette fin irait également à contresens de la politique agricole et environnementale de la Suisse. Par contre, l'utilisation de déchets agricoles et de surproductions «techniques» offre des perspectives intéressantes en raison de leur prix réduit et permet de résoudre durablement les problèmes posés par l'élimination et la valorisation de ces matières. D'autre part, le développement de la production d'éthanol montre que la capacité des unités de production doit dépasser quelque 1'000 hl/jour (30 millions l/an) pour être compétitive.

Une telle usine de production de bioéthanol en Suisse permettrait de fournir 45 millions de litres par année, soit une quantité suffisante pour couvrir 20% des besoins de la Suisse en essence. Cette unité, appelée «Usine multi-matières premières», serait à même de transformer différentes matières premières (pommes de terre déclassées, mélasse de betteraves, déchets de meuneries, petit-lait) en éthanol, au gré des saisons et des disponibilités.

Quatre bonnes raisons de s'engager dans le projet etha+

1
2
3
4

Contribuer à une diminution significative des émissions de CO2 et de l'effet de serre
Soutenir l'agriculture suisse en situation difficile
Contribuer au développement durable
Sécuriser l'approvisionnement énergétique de la Suisse.

Ne manquez pas

Etude comparative de carburants par analyse de leur cycle de vie,
rapport de EPFL, mars 2004 - (Fichier PDF 2,37 Mo)


Version imprimable Le Bioéthanol :

Co-Voiturage

Covoiturage

www.covoiturage.ch
www.e-covoiturage.ch



 

penser le monde autrement
et agir de manière responsable

Mouvement du centre-droite pour une politique de l'environnement responsable
   
Présentation
Elections
Positions
Propositions
Newsletter
Dossier Mobilité
  Climat
  OGM
  Energie
  Economie
  Communes
  Fruits - Légumes
Presse
Agenda
Bibliographie
Adhérer
Contact
Liens utiles
Sacs cabas
Espace membres